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Peptide — Étape par étape

Par Rédaction · publié 2026-05-28 · dernière vérification 2026-06-18 · Info

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Cette page a été mise à jour le 2026-06-18 et est revue régulièrement.

État des études

Confronté au dilemme d'employer ou non la bombe atomique, Truman applique le principe de base de la dissuasion nucléaire en affirmant en novembre 1950 que l'usage de l'arme nucléaire, comme de celui de tous les moyens militaires des États-Unis, fait partie des hypothèses considérées sans pour autant préciser les circonstances qui pourraient conduire à son emploi. Mais il réaffirme aussi que seul le Président des États-Unis peut en autoriser l'emploi. En avril 1951, le limogeage du célèbre général MacArthur, qui pousse fortement à des bombardements nucléaires en Corée et en Chine et veut avoir l'arme nucléaire à sa libre disposition, démontre avec force la prééminence des autorités politiques civiles sur les militaires. Eisenhower hérite en 1952 d'une situation où les États-Unis possèdent encore une supériorité stratégique très nette sur l'Union soviétique mais où l'économie souffre de l'importance des dépenses militaires résultant du conflit coréen et de l'aide apportée aux alliés européens. La doctrine stratégique d'emploi des armes nucléaires est formalisée en octobre 1953 par la directive NSC 162/2, dite « New Look Defense Policy ». Fort de son passé militaire et de sa crédibilité en découlant, Eisenhower rend publique par la voix de John F. Dulles, en janvier 1954, la doctrine des représailles massives en riposte à toute attaque ennemie, dont l'avantage est de permettre d'économiser sur les dépenses militaires mais dont la crédibilité peut être mise en doute par un adversaire déterminé.

Sources : fr.wikipedia.org

Usage et manipulation

==== La diplomatie nucléaire « au bord du gouffre » ==== Jusqu'à la crise des missiles de Cuba en 1962, les deux Grands pratiquent à plusieurs reprises la diplomatie nucléaire « au bord du gouffre », c'est-à-dire la menace plus ou moins explicite d'emploi de ces armes si la partie adverse n'accède pas à leurs demandes. En 1949, lors du blocus de Berlin, Truman agite la menace de l'emploi de cette arme et envoie en Angleterre des bombardiers stratégiques B-29, qui en réalité ne sont pas en état opérationnel de larguer des bombes atomiques. En Corée, il n'envisage pas vraiment l'emploi de cette arme même si publiquement il ne l'exclut pas. Dans les années 1950, Eisenhower met en alerte les forces nucléaires à plusieurs reprises pour appuyer sa politique vis-à-vis de la Chine communiste ou dans le contexte de la crise du canal de Suez en 1956. Kennedy fait de même en réponse aux initiatives soviétiques à Berlin et à Cuba. Du côté soviétique, si Staline n'a pas les moyens d'exercer un tel chantage nucléaire, Nikita Khrouchtchev fait un usage irraisonné d'une politique « au bord du gouffre » qui conduit aux crises et aux risques d'affrontement nucléaire les plus graves de la guerre froide. Le dirigeant soviétique est conscient de la faiblesse de son arsenal, mais il utilise au mieux les essais nucléaires et les premiers lancements réussis de missiles pour faire des déclarations tonitruantes dans l'objectif d'être considéré par les États-Unis sur un pied d'égalité et d'en tirer des avantages politiques et stratégiques substantiels.

Sources : fr.wikipedia.org

Qualité et analyse

Il croit, comme Eisenhower, que l'arme nucléaire permet aussi de réduire les forces conventionnelles et par là l'extrême tension que les budgets militaires font peser sur l'économie soviétique. En deux occasions au moins, les dirigeants soviétiques brandissent la menace de la guerre nucléaire, lors de la crise du canal de Suez en 1956 et lors de la seconde crise de Berlin qui se conclura par la construction du mur en 1961. Après Cuba, il n'y aura plus d'affrontement dramatique entre les deux Grands susceptibles de déboucher sur une guerre nucléaire, malgré l'existence de conflits à la périphérie des blocs de l'Est et de l'Ouest, notamment en Asie ou au Moyen-Orient.

Sources : fr.wikipedia.org

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Stabilité et conservation

Au milieu des années 1950, les États-Unis sont encore confiants dans leur supériorité nucléaire et leur capacité à sortir vainqueur mais non indemne d'une confrontation nucléaire avec l'Union soviétique. Eisenhower demande au dirigeant du Massachusetts Institute of Technology James R. Killian de présider un comité de 46 membres chargé d'évaluer le rapport de forces entre les États-Unis et l'Union soviétique, ainsi que la probabilité d'une attaque par les soviétiques. Après cinq mois de réunions tenues secrètes, le « Panel Killian » produit son rapport Meeting the Threat of a Surprise Attack. Ce rapport présenté à Eisenhower en février 1955 recommande fortement le développement de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) et de portée intermédiaire (IRBM), la mise en œuvre d'une surveillance aérienne et satellitaire de l'Union soviétique, ainsi que le développement de missiles lancés par des sous-marins (SLBM). Ces recommandations sont à l'origine du développement accéléré de la triade de missiles Atlas (ICBM), Jupiter (IRBM) et Polaris (SLBM) et de l'avion espion U-2. Dans les années 1956/57, le doute augmente sur la stratégie officielle américaine de représailles massives et plus généralement sur la possibilité de gagner une guerre nucléaire. Les progrès soviétiques rendent chaque jour plus improbable la capacité de réduire à presque rien leurs capacités de riposte après une première frappe. Le rapport Gaither, remis à Eisenhower en novembre 1957, alerte fortement sur les capacités de l'URSS et les faiblesses de la défense des États-Unis.

Sources : fr.wikipedia.org

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